Un écrin de verre

L’Eglise Saint Joseph fut construite au XIX° siècle à Pontivy, à la demande de Napoléon Ier, et grâce à une subvention personnelle de Napoléon III.

 

Conçue par l’architecte Marcellin Varcollier, sur des ordres très précis de l’empereur, elle resta inachevée faute de moyens financiers : pas de flèche au clocher, pas d’ornementation, pas de mobilier et surtout pas de vitraux.

 

Les grandes baies en verre blanc masquent par une lumière trop crue, le travail de Varcollier sur les proportions et le rythme de l’espace intérieur.

 

Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1985, elle fut en 1991 au centre d’un concours pour la création de vitraux contemporains sur le thème : « L’eau, la terre, l’air, le feu ». Les travaux furent achevés en 1994.

 

L’équipe lauréate du concours était composée de deux peintres, Catherine Viollet et Patrick Ramette, et de deux maîtres-verriers Sylvie Gaudin et Gilles Rousvoal, associés à l’atelier Duchemin.

 

Il ne s’agissait pas d’une restauration, mais d’une création à part entière, qui a donc permis au projet architectural de Varcollier d’exister enfin, grâce à la maîtrise de la lumière.

 

Chaque artiste s’est approprié un élément du thème original.

Sur les bas côtés, les multiples éclats de verre coloré racontent les reflets changeants du soleil jouant avec l’eau.

 

Tout en haut, un souffle d’air écrit son passage à l’ombre des nuages.

 

Le feu embrasse de ses flammes les flancs de la nef.

 

Forçant son chemin, la lumière s’immisce par les craquelures de la terre et étale au sol ses couleurs chatoyantes.

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