L’expression poétique :

Avec le temps et l’expérience, au contact du public, il est possible de développer le discours en éclairant le débat. Ce mécanisme nous est apparu essentiel en travaillant à partir du sculpteur catalan Apel.les Fenosa qui se référait au poète Francis Ponge dans « Le Parti-pris des choses » : « La faune bouge , la flore se déplie à l’œil. »

« L’homme est un animal qui a l’énergie de l’eau … »

Dans la céramique, tout nous ramène à l’Histoire , et cette Histoire ne semble être que la pulsion exploratrice de l’homme.

Les « vues d’en haut » (5) de Servane expriment bien cette attirance. Par les toiles acryliques ou les petits tableaux de porcelaine, un certain survol nous est conté.

Cet alignement de pieds sur un rail évoque, dans «Las Ramblas » (3), imaginé par Yves, cette nécessité de marcher, d’avancer, comme l’eau sur le sable à la marée montante, tout recouvrir, tout découvrir.

« …la sexualité des plantes… »

Quoi de plus évident que de prendre la « mangrove » (6) pour représenter cette exubérance de la flore sur elle-même. La fontaine destinée à un village portugais en est le prétexte ; et le travail de décor de Jeanne était le plus indiqué pour exprimer cette idée.

 « …et la moralité des pierres . »

Comprendre la notion d’entropie de l’univers, même expliquée par Hubert Reeves, et l’appliquer à l’évolution des mœurs de l’homme est peut-être un exercice de haut vol, cependant cette anecdote des chevaux du lac Ladoga (2) est exemplaire : la porcelaine pour la glace, le bronze pour la densité… et les chevaux sont l’allégorie de la société humaine.

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