La trace :

Les anecdotes, les histoires, l’Histoire.

La céramique, en général, et les poteries en particulier ont permis de suivre pas à pas l’histoire de l’homme et chaque pièce, chaque tesson parle de l’homme, atteste de sa trace et souvent la date.

Cet argument est très présent dans les épis de faîtage, où c’est quelquefois le chapeau du cavalier qui donne l’époque et la taille de l’épi qui indique l’importance du propriétaire.

Un faisceau d’épis (14) mêle traditionnel et contemporain, et à chaque fois , c’est le désir du client qui domine, sur des aspects aussi bien culturels que financiers.

La place et le rôle du potier deviennent alors le réceptacle de toutes les histoires tant sur le métier que sur la vie des gens, et il est naturel d’amplifier ce phénomène.

Le traitement donné à la glaçure de « sang de bœuf » sur un grès (12) rapporte une anecdote sur les habitants d’Hénanbihen, appelés les « brumants » : les hannetons et leurs larves font irruption sur des poteries à l’émail rouge de cuivre auquel une cuisson réductrice incomplète donne l’aspect de la bruyère de la lande du cap Fréhel.

La fontaine de l’entrée, « la buée » (1), raconte le travail pénible des femmes pour la lessive au bord de la rivière : était-ce vraiment le « bon vieux temps » ?

En effet, les lectures sont toujours multiples et induisent la réflexion. En 1998, il nous a semblé nécessaire et opportun de célébrer l’abolition de l’esclavage, « pleure sur toi » (13) reste le pot le plus imposant du four à bois.

Les techniques exacerbent quelquefois le message.

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